Courge-spaghetti et limonade de sureau à l’honneur lors de la brocante de l’Estival

Ce dimanche 19 juin, Ecolo Profondeville était présent à la Brocante de l’Estival pour distribuer des plants de courge-spaghetti et vous servir une délicieuse limonade de sureau faite maison dont vous avez été nombreux à nous demander la recette.

Publié le samedi 18 juin 2016

La courge-spaghetti : un légume facile, délicieux et étonnant !

Replanter votre plant de courge spaghetti Retirez le pot et plantez votre plant dans un sol bien riche, si possible enrichi en compost. La courge est un légume qui a besoin d’espace, et peut courir jusqu’à 1m de son pied. Attention les limaces raffolent de la courge ! Pour éviter que votre plant soit décimé, vous pouvez étendre de la cendre au pied du plant ou encore mieux, des coquilles d’oeufs broyées, qui ne craignent pas la pluie. Un plant de courge peut donner 2 à 5 fruits de 20 à 30 cm de long. Dès que les fruits apparaissent, il est conseillé de les poser sur une pierre plate pour éviter qu’ils s’abîment au contact direct du sol. Les fruits sont récoltés en septembre-octobre. Ils doivent avoir une belle couleur jaune. Les courges se conservent à la cuisine ou dans un endroit sec à 10-15° pendant plusieurs mois.

En savoir plus sur la culture de la courge spaghetti

Cuisiner la courge spaghetti Une fois cueillie, la courge se cuisine facilement. Coupez-la en deux dans le sens de la longueur, épépinez la courge et placez les deux moitié, face vers le bas, sur une plaque huilée, au four à 180° pendant au moins 35 minutes. Après ce temps, vérifiez la cuisson à l’aide d’un couteau : il doit s’enfoncer facilement dans la chair. Lorsqu’elle se désagrège, la chair plutôt sucrée de la courge-spaghetti forme des filaments qui ressemblent très fort à des ... spaghettis ! Les enfants en raffoleront si vous les mélangez à une sauce bolognèse tout-à-fait classique. Maix vous pouvez tout aussi bien laisser jouer votre créativité : gratin, confiture, ... Bon appétit !

Total récup’ Saviez-vous que nos plants de courge sont 100% récup ? En effet, les godets sont des pots de yaourt récupérés, et les graines de courge-spaghetti ont été prélevées. 2 fruits ont suffi à rassembler plusieurs centaines de pépins que nous avons fait germer facilement en plaçant les pots au soleil, à l’intérieur car les jeunes pousses craignent le gel. Alors vous aussi, vous pouvez récupérer les pépins de courge en vue de les replanter. Mais vous pouvez tout aussi bien les faire griller à la poêle et les déguster salées à l’apéro, comme les graines de tournesol.

La limonade de sureau, un régal facile !

Voici la recette de notre limonade de sureau :

Ingrédients (pour 2 l de limonade, multiplier les doses selon besoin)

  • 4 belles ombelles de fleurs de sureau
  • 2 l d’eau (minérale ou bouillie)
  • 200 g de sucre
  • 1 cuillère à café de vinaigre de cidre
  • 2 citrons bio ou non-traités
  • 10 raisins secs

Préparation Cueillez 4 belles ombelles de fleurs de sureau. Il est important que vos fleurs soient de première qualité : bien blanches, sans souillures et sans flétrissures. Essuyez-les soigneusement, ne les lavez-pas (moi je les « tape » sur le rebord de l’évier). Dans un bocal à large col, versez les 200g de sucre, l’eau, le filet de vinaigre. Ajoutez les raisins secs. Lavez et tranchez les citrons. Placez les rondelles de citron dans le bocal. Couvrez d’un linge humide. Laissez macérer de 3 à 5 jours au soleil, si possible, en mélangeant votre préparation chaque jour. Lorsque les raisins secs remontent à la surface, la macération est prête à être filtrée et embouteillée.

Mise en bouteille de la limonade gazeuse de sureau Le choix des bouteilles et de leurs bouchons est très important dans cette préparation. En effet, au débouchage vous serez surpris de la force du gaz et des bulles s’échappant. La bouteille idéale possède une capsule à vis ou un bouchon à clipser, style ancienne bouteille de lait. Vos bouteilles choisies, filtrez, embouteillez et bouchez votre préparation. Laissez reposer encore 15 jours minimum pour permettre la gazéification. Cette boisson naturellement pétillante et rafraîchissante se conserve 2 ou 3 mois dans une cave.

Portfolio

Nos plants de courges en godet 100% récup

Profondeville, terre d’accueil

Les Frênes à Lustin, c’est une longue histoire de partage et de solidarité internationale, une valeur toujours défendue par Ecolo Profondeville. Petit historique d’un dossier haut en rebondissements ! Par Sophie Dardenne

Publié le samedi 18 juin 2016

C’est en 2002 que le CPAS de Profondeville achète ce bâtiment de la rue Falmagne à Lustin en vue d’y accueillir des demandeurs d’asile au sein d’une Initiative Locale d’Accueil (ILA). Pendant plus de 10 ans, Les Frênes ont hébergé des demandeurs d’asile venus principalement d’Afrique et d’Asie, encadrés et orientés par des éducateurs et des assistants sociaux.

Mais en décembre 2014, c’est l’incompréhension et la déception : le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (NVA) décide la fin de notre ILA, parmi d’autres. Le service fermera le 30 juin 2015. Le CPAS décide de mettre le bâtiment en vente.

Erreur politique ? Imprévisibilité de l’afflux de migrants les mois suivants ? Voilà qu’en septembre, Fedasil revient vers nous pour faire face aux arrivées massives de migrants, principalement en provenance de Syrie et d’Irak. Menée par une présidente très motivée à l’idée de pouvoir agir concrètement et localement, la majorité en place au CPAS prend rapidement la décision de répondre positivement à l’appel pressant de Fedasil. En collaboration étroite avec l’administration et plusieurs bénévoles, Les Frênes rouvrent leurs portes en seulement quinze jours. Les 12 premiers demandeurs d’asile arrivent à Lustin le soir du 21 septembre.

Ils sont aujourd’hui 18, pour la plupart des hommes seuls, qui fuient la guerre et les milices combattantes et qui sont dans l’attente du statut de réfugié afin de pouvoir mener une vie citoyenne en Belgique. La plupart ont traversé la mer puis plusieurs pays avant d’arriver chez nous. Certains ont séjourné quelques temps au Parc Maximilien à Bruxelles avant de pouvoir être enregistrés à l’Office des Etrangers et dispatchés ensuite à Lustin. Beaucoup sont formés et exerçaient un métier dans leur pays d’origine, mais n’y voyaient plus d’avenir pour eux et leur famille.

Dans l’attente de leur procédure de reconnaissance, les demandeurs d’asile suivent des cours de français et participent à des activités organisées par des bénévoles. Ils sont encadrés sur place par une assistante sociale et deux éducateurs. Tout cela fonctionne grâce aux subventions que le CPAS reçoit de Fedasil. Celles-ci couvrent les frais de personnel et de fonctionnement, ainsi que l’aide matérielle et médicale obligatoire. Le fonctionnement de l’ILA n’a donc aucun impact sur le budget du CPAS de Profondeville. Nos bénéficiaires continuent à recevoir l’aide à laquelle ils ont droit et font l’objet d’un suivi et d’un encadrement par une équipe d’assistantes sociales compétentes. Le service de réinsertion professionnelle s’est même vu renforcé début 2016. •

Un budget = des projets !

Voter un budget communal, c’est avant tout l’occasion d’imprimer la marque écologiste dans des projets bien concrets pour les années à venir en leur octroyant des moyens... Petit tour d’horizon pour l’urbanisme, l’énergie et la mobilité. Par Florence Lechat

Publié le samedi 18 juin 2016

Depuis trois ans, Ecolo est partenaire de la majorité communale à Profondeville. Dès le départ, Ecolo avait exigé un audit du fonctionnement de la commune. Cet audit nous a permis de réaliser la complexité d’une administration communale gérée par des fonctionnaires dévoués mais dirigée par le politique. Une conclusion importante de l’audit : le service urbanisme sera renforcé ! Le budget 2016 prévoit en effet l’engagement d’un responsable « Cadre de vie » afin de mieux coordonner l’action communale en matière d’urbanisme, d’environnement et de mobilité. Pour l’urbanisme, deux enjeux importants nécessitent une attention toute particulière : la pression immobilière qui pousse un peu partout au développement d’immeubles à appartements (Profondeville centre, bords de Meuse, Bois-de-Villers, ...), ainsi que l’extension du pôle économique à Bois-de-Villers autour de la route de Saint-Gérard.

En matière d’énergie, un cadastre énergétique des bâtiments communaux est en cours. Il faudra ensuite mettre en place un plan de mise en œuvre afin d’améliorer la performance énergétique là où ce sera nécessaire. Dans le budget 2016, 75.000 euros sont prévus pour réaménager le grenier du bâtiment du CPAS, afin d’améliorer l’isolation et la gestion de l’espace et ainsi les conditions de travail des agents.

Les dossiers que nous voulons voir avancer en matière de mobilité sont particulièrement présents dans le budget extraordinaire de 2016. Il y a tout d’abord la valorisation et la réhabilitation des sentiers de nos villages. Le but est de créer un réseau de liaisons et itinéraires adapté prioritairement aux déplacements quotidiens, mais aussi aux activités de loisir et de tourisme. Nous aurons l’occasion d’en parler plus largement dans le futur : la population sera mise à contribution !

L’autre dossier qui nous tient particulièrement à cœur est le réaménagement du quartier de la gare de Lustin. Chaque jour de la semaine, plus de 200 navetteurs se rendent à la gare de Lustin pour y prendre le train. Il est grand temps de réaménager les espaces afin que chacun y trouve sa place en toute sécurité. Notre projet est d’améliorer les parkings et l’accès à la gare à tous les usagers mais aussi de réaliser des aménagements sur la rue de la Gare pour réduire la vitesse des automobilistes. Un budget de 600.000 euros est prévu pour ce projet de longue haleine.

Dans chaque village, nous comptons améliorer et sécuriser les routes afin d’encourager les modes doux. La réalisation du rond point des Quatre Bras est lancée depuis peu, comme vous avez peut-être pu l’observer, sur des fonds régionaux. La fluidité de la circulation automobile ainsi que la sécurité routière seront certes fort améliorée mais il faut également que les piétons et les cyclistes y trouvent leur place ! Un budget de 60.000 euros est prévu pour les passages piétons au abords du rond-point. Les abribus de nos villages sont en bien piteux état. Un budget de 25.000 euros est prévu en 2016. Enfin, nous voulons également repenser la circulation autour du complexe sportif de la Hulle suite à l’agrandissement des installations. •

Les communes de la province de Namur perdront 40 millions d’euros d’ici 2021 !

Georges Gilkinet, votre député fédéral, analyse pour vous les effets néfastes du tax-shift sur nos finances locales.

Publié le samedi 18 juin 2016

Les communes ont été informées à la fin décembre par courrier du SPF Finances des effets du Tax Shift sur leurs finances au cours des prochaines années. Pour les pouvoirs locaux, c’est à nouveau la soupe à la grimace qui s’annonce. Après de multiples reports de dépenses vers le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens, après la diminution des additionnels communaux déjà annoncée en octobre, c’est un nouveau coup dur pour elles mais aussi pour tous les citoyens qui bénéficient de leur service.

Au total, toutes choses restant égales par ailleurs, c’est environ 10% du montant des additionnels communaux qui seront perdus par les pouvoirs locaux d’ici 2021. Plus concrètement encore, sur la base des chiffres obtenus par voie de question parlementaire, c’est pour la période de 2016 à 2021, 40 millions d’euros qui seront perdus par les communes namuroises, dont plus de 10 millions pour la ville de Namur, 2,5 millions pour Gembloux, près de 2 millions pour Andenne, Sambreville et Walcourt, 1,5 millions pour Eghezée et plus de 1 millions pour quelques autres communes. Et si les chiffres apparaissent moins élevés pour les plus petites communes, ils restent, proportionnellement à leurs moyens, particulièrement importants, avec des impacts qui seront très lourds !

Ecolo dénonce l’impact négatif du tax shift sur le budget des pouvoirs locaux. Georges Gilkinet, député fédéral Ecolo : “Les pouvoirs locaux continuent d’être pénalisés. Plus le tax shift est explicité et chiffré, plus les imperfections et les défaillances de cette réforme fiscale sont visibles. Non seulement le tax shift aurait pu être plus équitable et plus transparent, non seulement il aurait dû êre plus solidement financé via une meilleure contribution des revenus des capitaux mais il apparaît désormais que les recettes locales sont beaucoup plus impactées que prévu.”

Ecolo s’inquiète des marges de manœuvre futures des communes namuroises et des conséquences de ces décisions sur les citoyens et sur le monde économique local. “Beaucoup de collectivités, villes et communes sont déjà en difficulté. Elles sont forcées d’économiser, alors que les besoins en investissements locaux, sociaux et durables n’ont jamais été aussi forts. Les communes ont un rôle crucial à jouer en matière d’éducation et d’intégration sociale. Leur fonctionnement est lourdement impacté par ces pertes de moyens. Elles vont devoir augmenter la fiscalité locale, supprimer des emplois ou des services aux citoyens. Et les entreprises locales auxquelles elles font régulièrement appel risquent également d’en pâtir. Au total, le citoyen ne sera pas gagnant”, poursuit Georges Gilkinet.

Le gouverement fédéral précédent, sous la houlette d’Elio Di Rupo, avait déjà imposé aux pouvoirs locaux des économies sur les pensions des fonctionnaires, la police et les pompiers. Ce sont également les niveaux locaux qui absorbent les coûts supplémentaires liés à la dégressivité des allocations de chômage et à l’allocation d’attente. Cette législature touche les intercommunales par l’impôt des sociétés, ce qui impacte au final les citoyens, et affaiblit maintenant les villes et communes par son tax shift.

“Nous tirons la sonnette d’alarme sur cette réalité. Le Tax Shift du Gouvernement fédéral n’est pas l’opération positive qu’on essaie de nous vendre. Chaque jour en apporte de nouvelles preuves. Il est pourtant possible de faire autrement. Face à cette situation, Ecolo appelle le gouvernement fédéral à étudier des mesures compensatoires afin de soulager les pouvoirs locaux.”, conclut Georges Gilkinet.